Activité - Visites


Au moulin de Moidrey

Photo Moulin de MoidreyC’est par une belle journée ensoleillée que le jeudi 16 mai 2013, 34 adhérents et accompagnateurs se sont donnés rendez-vous en fin de matinée dans la baie du mont Saint Michel et plus précisément dans le petit village de Moidrey où se trouve un moulin à vent que nous allons visiter.

Du haut de sa colline à 44 mètres d’altitude, le Moulin de Moidrey offre un panorama exceptionnel sur la Baie du mont Saint Michel et les Polders.

A midi, ensemble auprès de ce moulin, notre journée a commencé par un pique-nique dans la joie et la bonne humeur. A 14h le groupe s’est dirigé vers le moulin à vent où nous attendait notre guide M. LETRANCHAN. Après un petit mot d’accueil, il nous a expliqué d’une façon claire et adaptée au groupe, l’histoire et le fonctionnement de ce moulin qui est destiné à produire de la farine de (sarrasin, blé, seigle) grâce à un mécanisme en bois activant des meules en pierre.

Il a été construit en 1906 et exploité jusqu’au milieu de XXe siècle. Il a été transformé en fenil jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, puis abandonné. Restauré en 2003 et remis en activité pour produire de la farine, il appartient à la municipalité.

Ce moulin à vent possède des ailes de 6,50m de hauteur chacune, en bois de mélèze pour sa résistance à la pluie. Sa surface ailaire est de 52 m2 et le poids de la voilure est de 3 tonnes.

Sa toiture pèse 9 tonnes et est en bois de châtaignier. Elle est pivotante, actionnée par une poutre d’une vingtaine de mètres qui repose sur une béquille au sol. Pour manoeuvrer le toit et les ailes, il faut pousser cette poutre manuellement en fonction des vents favorables. La toiture est montée sur galet pour permettre de tourner en avançant ou reculant la poutre qui est fixée à la charpente. Le guide a invité quelques personnes à déplacer cette poutre.

A l’intérieur, le deuxième niveau est équipé d’une paire de meules qui tournent horizontalement. L'auget est en forme de tête de cheval. Lorsque le moulin va bon train, on entend battre l'auget sur le gros fer. Ce bruit correspond à un cheval au trot et nous avons pu en entendre le bruit. L’approvisionnement des céréales est effectué manuellement par une corde activée par un système d’engrenage, les sacs passent du rez-de-chaussée au second étage sans efforts. Au premier niveau on y voit le blutoir. Nous avons vu et touché la farine tamisée par catégorie. Et enfin au niveau du sol se trouve la réception de la farine en fonction de sa qualité. Il moûd principalement du sarrasin. C’est également l’endroit de l’accueil et de la petite boutique où l’on peut acheter la farine.

Avant de terminer cette agréable journée, un goûter nous a été offert au camping des Pommiers à Beauvoir. 

Alice et Didier 


Promenade sur l'île Tatihou

Le 28 juin dernier, une visite guidée avec pique-nique sur l’île de Tatihou a été organisée par la Commission Loisirs-Culture. Une petite cinquantaine de personnes composent ainsi notre groupe.

Nous avions rendez-vous à Saint Vaastla-Hougue pour prendre place à bord du bateau amphibie à 12h. La traversée aller s’est faite à marée basse donc en roulant, le retour se fera à marée haute par mer. Nous découvrons ce petit coin de paradis dont la surface est de 28 hectares, que l’on nomme parfois : l’île aux fleurs.

Arrivés sur l’île, après une vingtaine de minutes de bateau à travers les parcs à huîtres, nous nous retrouvons et regroupons pour le pique-nique. Adhérents et amis tous réunis, fut le temps fort de cette journée donnant à ce repas en plein air une tonalité conviviale et l’occasion d’un partage des idées.

A 14h30, commence la visite commentée par la guide locale qui nous fait un rappel historique de l’île et de ses investissements successifs. D’abord, la place militaire d’où l’existence du lazaret qui a été transformée en centre de rééducation et d’isolement pour des jeunes en difficultés sociales à l’histoire peu glorieuse. Enfin au début des années 1990, par le rachat du département de la Manche, Tatihou est devenue site touristique classé. Nous commençons la visite par une traversée du lazaret, imposante construction en granit entouré d’un mur dont la hauteur protège l’intérieur des vents marins. Un magnifique jardin exotique est aménagé depuis 1992 et regroupe des essences que le climat doux de l’île et l’enceinte du lazaret permettent de voir se développer en nous offrant des parfums de méditerranée ou tropicaux.

Il nous a été possible de toucher et de contourner l’ossature d’une frégate datant de 1692 dont la charpente montre bien la qualité du travail manuel de l’époque. La guide nous explique ensuite l’existence et l’utilité du centre pour jeunes puis l’abandon de l’île pendant quelques années avant d’être remise en valeur en 1992 par le département.

Ensuite, nous parcourons la zone ornithologique protégée avec de nombreux goélands qui viennent ici nidifier. Nous continuons le parcours jusqu’à la tour Vauban où beaucoup d’entre nous ont pu monter jusqu’à la plate-forme située au troisième étage.

Cette visite se termine par un goûter avant de regagner le bateau vers 16h45 puis le continent.

Tous les participants sont repartis satisfaits de cette belle journée, durant laquelle, le soleil fut pour une fois présent.

Michel Renaudon 


Au pays de la poterie

Cette année la Commission Loisirs-Culture a choisi de nous emmener jusqu’à Ger pour visiter le musée régional de la poterie qui dépend du patrimoine de la Manche et est géré par le Conseil Général. Pour bien organiser cette journée, Jacques et Thérèse ont rencontré Monsieur LE GUEN responsable du musée de la poterie de Ger et ses collaborateurs qui, depuis plusieurs semaines, ont préparé notre venue en modifiant parfois les lieux afin que notre visite se passe dans les meilleures conditions possibles.

En cette fin de matinée du 31 mai, des membres de l’association et leurs guides investissent le hameau «le Placitre» où se trouve le musée. Ce hameau en pleine campagne dans un cadre de verdure est entouré de bois, (il fallait beaucoup de bois pour cuire les poteries). Il fait beau ce qui nous permet de mieux profiter de la nature. Le portail nous a été ouvert afin que les voitures puissent rentrer. Ainsi les visiteurs ont pu déambuler en toute sécurité

Là, dans la cafétéria où nous sommes accueillis, nous partageons notre pique-nique et nous passons un moment joyeux et bien sympathique. Mais à treize heures, les choses sérieuses commencent.

Nous sommes 35 personnes et formons deux groupes. L’un fait la visite des bâtiments pendant que l’autre va à l’atelier de la poterie.

L’activité poterie existait déjà au XVème siècle. Au XIXème siècle elle occupait plus de 700 ouvriers.

La maison du maître potier construite au XVIIIème siècle, comprenait deux grandes pièces au rez-de-chaussée, des chambres à l’étage et dans les combles logeaient les commis et les servantes. Sur la table de cuisine, des assiettes en étain et des pots en grès aux formes très variées et aussi les objets utilisés au quotidien, les décors donnent l’idée de ce qu’était la vie dans les années 18501900.

Assiettes en étain et pots en grès aux formes très variéesNous nous dirigeons vers l’atelier de poterie, une bâtisse sans étage où différents tours sont exposés. Nous avons pu observer les différents stades de la fabrication d’un pot à partir de la motte d’argile. Les pots sont transférés dans le séchoir qui est un grand hangar sans mur. Les pots sont alignés sur les planches et lorsqu’ils seront secs, ils seront cuits dans un four à 980°.

Dans l’annexe de l’atelier, deux potiers vont nous faire partager leurs connais sances et l’amour de leur art. Selon l’origine des argiles, de leur cuisson, des mélanges, on obtiendra des matières très diverses : (faïence, grès, porcelaine), avec les couleurs qui peuvent changer à la cuisson. Tout le monde pourra toucher les argiles et façonner des objets qui, plus tard, seront cuits. Chacun passera au tour électrique afin de sentir la terre qui se transforme en fonction de l’agilité des doigts.

La visite terminée, nous regagnons la cafétéria où un goûter nous est servi. Les heures ont passé très vite et, heureux d’avoir passé un agréable moment chacun repart vers son quotidien.

Thérèse Poulain 


Visite du Scriptorial d’Avranches

En ce début d’été, 24 juin 2010, jour de la Saint Jean, nous nous retrouvons par un bel après-midi ensoleillé.
Profitant de l’Opération les Buissonnières, (journées de visites guidées destinées aux personnes ayant un handicap). Nous nous sommes rendus au Scriptorial d’Avranches.

Ce bâtiment en béton de forme triangulaire s’érige au cœur de la vieille ville. Depuis 2006, historiens amoureux des beaux livres peuvent satisfaire leur passion. C’est le musée du manuscrit du mont Saint Michel. Le but de sa construction est la mise en valeur de tous ses trésors : 4000 livres, 200 manuscrits datant du XV au XVIIème siècle, un splendide Cartulaire de l’année 1150, seul document d’archives de l’abbaye du mont.
Dans l’entrée, un immense livre nous accueille et nous raconte l’histoire de cette fameuse bibliothèque du mont Saint Michel.
Depuis de nombreux siècles l’histoire du mont Saint Michel et celle d’Avranches se rejoignent spécialement par une tradition religieuse. En 708, l’évêque d’Avranches, Aubert, aurait reçu de Saint Michel l’ordre de construire un oratoire sur le Mont-Tombe. Aubert ayant refusé deux fois cet ordre, lors de sa troisième visite, Saint Michel lui aurait posé le doigt sur le crâne afin de lui incruster cet ordre dans la tête. Un crâne marqué d’un immense trou est conservé dans un reliquaire au trésor de l’église Saint Gervais d’Avranches. Il est considéré comme le « Chef » de Saint Aubert. L’année même, Saint Aubert construisit un oratoire et le Mont-Tombe devient le mont Saint Michel. En 966, une abbaye bénédictine s’installe sur le Mont. La règle de Saint Benoît ordonnant prière, lecture et travail manuel, les moines devinrent des copistes. Ils travaillaient dans un Scriptorium. Utilisant le parchemin comme support, ils copiaient, calligraphiaient, reliaient. Ils obtenaient le célèbres Manuscrits. Y étaient traités non seulement des sujets religieux mais aussi la médecine, la philosophie, l’astronomie, les sciences et les œuvres de l’antiquité.

En 1791, la bibliothèque fut envoyée à Avranches. Après plusieurs déménagements, restaurations et autres périples, les voici au Scriptorial où nous pouvons les admirer.
Lors de notre visite, l’endroit le plus apprécié fut la salle où sont exposés les outils et les ingrédients nécessaires à la fabrication d’un manuscrit : parchemins, roseaux taillés, plumes d’oie, encre, pigments entre autres…
C’est là avec compétence et gentillesse que nos deux guides nous ont expliqué la préparation du parchemin qui est réalisé avec la peau de mouton, parfois de chèvre ou de veau. Cette peau doit être nettoyée  lavée, salée, mise dans un bain de chaux, relavée et blanchie. A la fin, tendue sur un cadre, elle sera taillée à la grandeur du livre. Elles nous ont expliqué ce qu’était la calligraphie, comment était réalisée une lettrine (grande initiale enjolivée de dessins et de couleurs). Nous avons été invités à toucher les outils utilisés pour la réalisation d’un manuscrit, des livres dont la réalisation de la couverture était à des stades différents. Un beau travail ! C’est magique…

Après ce moment culturel, nous nous sommes retrouvés à la cafétéria, le Festival, afin de partager un excellent et abondant goûter. Nous avons été accueillis chaleureusement. Des adhérents n’ayant pu visiter le Scriptorial, se sont joints à nous pour partager ce moment d’amitié, puis chacun est reparti vers son domicile en espérant que cette période de vacances apportera à tous de bons moments et que bientôt nous nous retrouverons.

Thérèse Poulain 


La fonderie des cloches de Villedieu-les-Poêles

Le samedi 26 septembre 2009, l'Association des Aveugles et Malvoyants de la Manche a organisé une visite à la fonderie des cloches  à Villedieu-les-Poêles, à 50km de Vaudrimesnil.

Il y a 3 fonderies en France qui fabriquent des cloches en bronze pour le monde entier. L'alliage est composé de 78% de cuivre et 22% d'étain. Les vieilles cloches sont refondues et refaçonnées. L'alliage est coulé dans un moule composé de trois cloches emboîtées les unes dans les autres : le noyau, la fausse cloche qui porte les garnitures en cire et la chape. La fausse cloche est retirée et l'espace ainsi libéré permet de couler le bronze. Le moule est composé d'argile, de poils de chèvres et de crottin de cheval. C'est dire que ce savoir est artisanal et date du Moyen-âge. C'est l'épaisseur de la cloche qui confère le son grave ou aigu. Le tintement se fait de deux manières : soit la cloche est fixe et un marteau la percute comme quand les heures sonnent, soit la cloche se balance et le balancier la percute ; c'est alors  que l'on parle de "à toute volée". La cloche vibre longtemps dans les deux cas. Les garnitures et inscriptions se font à partir de moules en élastomère et avec de la résine de synthèse. Autrefois, on employait des moules sculptés en bois et de la cire d'abeilles. Une cloche met une semaine à refroidir après avoir été cuite à 1200 degrés par un feu de charbon de bois. Une cloche moyenne pèse 350kg mais son poids peut atteindre plusieurs tonnes. Elles sont acheminées par bateau dans le monde entier. Il faut compter 30 euros du kg ce qui les porte à plusieurs milliers d'euros. La fonderie, qui compte 15 employés, fabrique une centaine de cloches par an. Un magasin ouvert au public étale des cuivres pour tout usage, des cloches de toutes les tailles

Nous sommes ensuite allés au restaurant "le fruitier" pour déguster un délicieux repas sous le signe de l'amitié.

Jeannine Gur